Ayr – Du 26 octobre au 26 novembre 2013

Ayr est une ville de 8 093 habitants précisement !! Nous sommes encore loin de Brisbane, à environ 1000 km. La ville est entourée de plantations de canne à sucre et de manguiers. Nous avons ainsi apprécié l’odeur enivrante des raffineries de canne à sucre humm mieux que les papeteries du sud ouest J

Dôtée d’une grande rue principale avec tous les commerces, Ayr est une ville très peuplée de Backpackers (je me demande s’il n’y a pas plus de backpackers que d’habitants).

Nous avons atterri dans le dernier backpacker où il restait de la place : AYR HOTEL ! Le pire des backpackers que l’on est jamais connu !! Sur la photo ci-dessous, il est possible d’imaginer un bar au rez de chaussée et des petits balcons à l’étage qui correspondent aux différentes chambres.

Bien évidemment, nous avons atterri dans la chambre du fond, la seule chambre qui n’est plus vraiment une chambre car elle est ouverte sur une autre chambre et sur le couloir avec en prime une salle de bain privée avec douche et wc…on peut se dire wow la classe !! Nous étions ainsi 9 (dont uniquement 2 filles) à cohabiter nuit et jour… L’état du backpacker en général était d’une saleté inimaginable! Même les frigos sentaient le rat mort! Et si l’on rajoute des fruitpickers à l’intérieur avec la boue sous les pieds, les vêtements qui puent…il faut un certain temps d’adaptation !

C’est avec mon courage à deux mains que j’ai entrepris le nettoyage de la salle de bain (ma collègue et la femme de ménage fantôme ayant abandonné depuis longtemps l’idée lol) pour au moins pouvoir imaginer poser mes fesses quelque part lol!! Et encore je n’avais qu’une éponge et du produit nettoyant acheté au supermarché…Sans oublier l’aspirateur (dont l’embout était cassé) avec une photo prise juste après pour immortaliser ce moment lol 🙂

C’est uniquement pour le travail que nous sommes restés car la ville en soi est particulière; les backpackers ne semblaient pas vraiment acceptés par la population. Sans oublier que l’occupation à Ayr était principalement de siroter la bière dans les bars mais cela dégénérait les trois quarts du temps. Les barmans devaient certainement avoir une formation obligatoire à la gestion de la violence des personnes en état d’ébriété! Enfin, heureusement qu’un bar organisait tous les mardis un tournoi de poker gratuit avec 100 dollars à gagner pour le premier ;-). J’en connais un qui était heureux 😉

Jacques aura gagné un tournoi et j’aurais réussi à terminer troisième (une fois uniquement…peut être sur un malentendu? lol)  ;-). Humm poker ou fruitpicking ? mdr!!

Trève de plaisanteries, la saison des mangues, poivrons, piments a commencé depuis un bout de temps, nous devons essayer de remplir le porte monnaie:-)…avec enthousiasme n’est ce pas ? 😉

Nous aurons débuté par les chilis pour l’un et les poivrons pour l’autre; autant dire que nous avons découvert nos muscles dans le dos et surtout le Baume du tigre pour nous soulager !! Il va falloir muscler tout ça lol! Et principalement nous nous sommes occupés des mangues. Pendant que l’un était au picking, l’autre était au packing.

Il faut savoir qu’une grosse partie des cueilleurs de mangues développe la maladie des mangues : la Mango Rash

Sur les deux derniers centimètres de la longue tige qui retient la mangue, il y a la Sap, la sève de la mangue qui est projetée sur le corps du cueilleur voire dans les yeux, lorsqu’il l’arrache de l’arbre. Cela brûle la peau et il faut vite rincer à l’antiacide (souvent présent dans l’eau de la machine de Picking).

Outre les brûlures, dont Jacques n’a pas échappé sur le visage et les bras, le picking fait apparaître souvent des plaques rouges sur tout le corps, tel de l’urticaire. Et voici la Mango Rash. Certains ont dû aller a l’hôpital tant les démangeaisons étaient puissantes, les empêchant de dormir la nuit, se propageant parfois sur les parties génitales.

Humm quel bonheur! Jacques a été chanceux, il ne l’a pas attrapée,  mais nous restons prudents et armés de bétadine, de crème aloe vera et peut être d’antihistaminiques pour les prochaines cueillettes.

Quant au packing, le seul inconvénient étant les grosses journées de 11h passées debout (de 6h à 17h30), avec uniquement une demi-heure de pause pour manger. Néanmoins, la paie de 20 dol/heure m’a vite fait oublier l’horloge!

Voici quelques photos du Shed dans lequel nous étions 5 filles à packer (chacune à son poste avec les papiers d’emballage rouge que l’on peut voir) et 2 garçons à étiqueter et charger les packs.

Le dimanche était souvent le seul jour de congés de la plupart des backpackers.

Plein d’optimisme, avec nos room mates, nous avons entrepris des recherches sur la présence de lieux culturels à Ayr…

Une seule trouvaille : le musée de la pierre !!! Et encore c’était à Home Hill (juste à côté) et non à Ayr !! Un musée fermé les trois quarts du temps lol !! Ce jour-là, le gérant a ouvert uniquement pour nous ! L’avons nous embêté ou redonné un peu d’espoir ? lol.

Heureusement qu’à 10min de là, nous pouvions nous aérer à Alva Beach, une plage où des personnes prennent des cours de surf avec une surveillance durant la journée; nous pouvons enfin nous baigner tranquilles et sereins dans l’océan !

Nous en avons ainsi profité pour se faire des petits barbecues de temps en temps (sans oublier de passer au “Drive Throug” pour acheter ses bières lol la classe non?) :-).

Sur cette plage, nous avons pu découvrir des petites créatures : Les Soldiers Crabs.

Les adultes mesurent 25 mm en moyenne, de couleur blanche, bleu sur le dos. Ils se nourrissent de détritus trouvés dans le sable, laissant derrière eux des boulettes abandonnées. Les mâles peuvent former de grosses « armées » qui traversent la plage à marée basse, puis ils s’enterrent dans le sable en attendant la prochaine marée.

Leur nom proviendrait alors de leur façon de se déplacer en groupe tels des soldats.

Nous sommes finalement restés 1 mois dans cette ville !! Chose que nous ne pensions pas entreprendre à notre arrivée. La saison est en effet terminée ! Nous quittons cette ville sans regret lol !!

Nous devons reprendre la route à la recherche de nouvelles fermes car le porte feuille a encore besoin de ravitaillement pour pouvoir nous permettre de profiter pleinement 🙂

Let’s go on the road 😉

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